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Le supermarché

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L’ATELIER DE L’AUTEUR

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Dates, heures et parcours · Emma Clair

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LA CONTAMINATION AU BUREAU

Ema, la beauté inconsciente

Le supermarché « Marché Frais » bourdonnait de son activité de fin d’après-midi habituelle. Dans l’allée numéro trois, entre les conserves et les produits d’entretien, se tenait Ema Clair, dix-neuf ans, le visage encore empreint d’une innocence que le monde n’avait pas encore entamée. Elle portait l’uniforme réglementaire : un chemisier blanc trop serré sur sa poitrine généreuse, une jupe bleu marine qui s’arrêtait à dix centimètres au-dessus du genou, moulant ses hanches arrondies, et des bas nylon couleur chair qui luisaient sous les néons. Ses cheveux châtains, longs et ondulés, étaient ramenés en une queue de cheval basse qui balayait ses omoplates quand elle se penchait.

Ema était la caissière la plus regardée, la plus désirée, la plus fantasmée. Sans le savoir, elle déclenchait une cascade de réactions physiologiques chez les hommes qui passaient devant sa caisse. Le vieux monsieur venait acheter son journal tous les jours à 17h30 pile, uniquement pour lui voir sourire. L’adolescent de quatorze ans faisait des aller-retours dans son rayon pour apercevoir le décolleté qui s’entrouvrait quand elle scannait les articles. Les pères de famille « oubliaient » des produits pour revenir faire la queue à sa caisse. Même les femmes la dévisageaient, parfois avec envie, parfois avec agacement.

Ce jeudi, elle avait enchaîné six heures de caisse sans pause. Son dos la faisait souffrir, ses pieds étaient endoloris dans ses escarpins noirs à petit talon. Mais elle souriait toujours, remerciait chaque client avec cette douceur timide qui la caractérisait. Ses mains aux doigts fins et aux ongles courts passaient les articles avec une grâce naturelle. Elle ignorait que son corps était une arme de destruction massive des inhibitions. Ses seins, un bon 95D, pesaient lourd sous le chemisier, pointant fièrement les mamelons durcis par la climatisation. Sa taille fine accentuait la courbe de ses hanches et de son postérieur, qu’elle remuait inconsciemment en se déplaçant. Et son visage… angélique, avec des pommettes hautes, une bouche pulpeuse couleur framboise naturelle, et ces yeux verts larges et expressifs qui semblaient toujours légèrement étonnés.

À 18h07, elle ferma sa caisse. Son tiroir était plein à craquer de billets et de pièces. La procédure voulait qu’elle le dépose au bureau administratif avant de pouvoir quitter son poste. Elle sortit le lourd tiroir métallique, le cala contre son ventre, et commença à traverser le magasin vers l’arrière-boutique.

Le dépôt en zone infectée

Le virus avait été détecté pour la première fois quarante-huit heures plus tôt dans un laboratoire confidentiel. On l’avait baptisé « Vénus-9 ». Sa contagiosité était équivalente à celle du Covid-19 dans sa phase initiale – transmission par fluides corporels, particulièrement le sperme et les sécrétions vaginales – mais ses effets étaient radicalement différents. Le Vénus-9 ciblait spécifiquement les zones limbiques et hypothalamiques du cerveau liées à la reproduction et au plaisir sexuel. Une fois infecté, l’hôte voyait ces zones hyperstimulées, créant un besoin compulsif, irrépressible, de copuler jusqu’à éjaculation ou orgasme multiple. Plus le partenaire plaisait physiquement, plus la stimulation était intense, conduisant à des performances sexuellement surhumaines – érections prolongées, lubrification extrême, éjaculations volumineuses et répétées, orgasmes en cascade.

Le patient zéro était un comptable de « Marché Frais », contaminé lors d’un rendez-vous galant deux jours plus tôt. Il avait transmis le virus à trois collègues masculins pendant une réunion où ils avaient partagé un café – leurs salives contaminées avaient suffi. Maintenant, ils étaient quatre dans le bureau administratif : Thomas, 45 ans, responsable logistique, marié, deux enfants ; Marc, 38 ans, comptable, célibataire ; Julien, 22 ans, stagiaire en gestion ; et Laurent, 50 ans, directeur adjoint. Leurs corps hébergeaient le Vénus-9 en phase d’incubation terminale. Leurs pupilles étaient légèrement dilatées, leur température corporelle avait augmenté d’un degré, et une tension constante dans l’aine les faisait s’ajuster fréquemment.

Le bureau était une pièce rectangulaire de quinze mètres carrés, vitrée sur un côté donnant sur l’entrepôt. L’air y était recyclé, confiné. Des dossiers s’empilaient sur des étagères métalliques. Cinq bureaux en L y étaient disposés, chacun avec son ordinateur. Une femme y travaillait aussi : Sandrine, 40 ans, responsable des ressources humaines. Elle n’était pas encore infectée, mais elle ressentait une étrange atmosphère depuis ce matin – une chaleur dans la pièce, un regard appuyé des hommes.

Quand Ema poussa la porte avec son coude, tenant le lourd tiroir de caisse, cinq paires d’yeux se tournèrent vers elle simultanément.

« Ema ! Entre donc », dit Thomas, la voix étrangement rauque.

Elle sentit immédiatement l’atmosphère oppressante. L’air était lourd, chaud, avec une odeur masculine prononcée – sueur, après-rasage, et quelque chose d’animal, de musqué. Elle aperçut Sandrine qui lui lança un regard étrange, presque alarmé, avant de baisser rapidement les yeux sur son clavier.

« Je viens déposer la caisse numéro quatre », annonça Ema, sa voix mélodieuse rompant le silence tendu.

« Pose ça sur mon bureau », dit Laurent, le directeur adjoint, en désignant l’espace devant lui.

Elle s’approcha, consciente du regard des hommes qui la suivaient. Elle sentait leurs yeux sur ses jambes gainées de nylon, sur sa taille fine, sur la courbe de ses seins qui se soulevaient légèrement sous l’effort. Le tiroir était lourd. Quand elle le déposa avec un bruit métallique, son chemisier s’entrouvrit davantage, révélant un glimpse de soutien-gorge blanc et la vallée profonde entre ses seins.

Un grognement sourd s’échappa de la gorge de Marc.

Ema releva la tête, inquiète. « Ça va ? »

Julien, le stagiaire, avait les mains qui tremblaient sur son clavier. Il fixait son décolleté comme un affamé devant un festin.

Sandrine se leva brusquement. « Je… je dois aller aux toilettes. »

Mais Thomas bloqua son chemin vers la porte. « Reste ici, Sandrine. » Sa voix n’était plus celle du responsable logistique habituellement jovial. C’était un ordre bas, guttural.

Le virus atteignait son pic d’activité dans leurs systèmes. Les zones cérébrales responsables du désir sexuel étaient en feu. Et devant eux se tenait la source de stimulation ultime : Ema, jeune, fraîche, magnifique, inconsciente du pouvoir explosif de son propre corps.

Premier contact, première éjaculation

Ema sentit l’instinct de fuite monter en elle. Quelque chose n’allait pas. Vraiment pas. Les hommes la regardaient avec une intensité qui la glaçait. Leurs yeux semblaient presque briller dans la pénombre relative du bureau.

« Je… je devrais y aller », murmura-t-elle en reculant d’un pas.

« Pas si vite », dit Laurent en se levant. Sa chaise roula et heurta le mur avec un bruit sec. « Tu as le décompte à faire avec moi. »

C’était la procédure normale, mais rien n’était normal dans la manière dont il le disait. Sa voix était tendue, comme s’il retenait quelque chose.

Ema hésita. Son cœur battait plus vite. « D’accord… »

Elle ouvrit le tiroir et commença à sortir les liasses de billets. Ses mains tremblaient légèrement. Elle était consciente que Marc s’était levé à son tour et se tenait maintenant derrière elle. Trop près. Elle pouvait sentir la chaleur de son corps.

« Cinquante euros en petites coupures », annonça-t-elle, essayant de maintenir une voix professionnelle.

Laurent ne regardait pas l’argent. Il regardait ses mains – ses doigts fins qui manipulaient les billets – puis ses lèvres pulpeuses qui bougeaient en comptant.

Soudain, Marc posa ses mains sur ses hanches.

Ema sursauta violemment. « Qu’est-ce que vous faites ? Laissez-moi ! »

Mais ses mains restèrent là, s’enfonçant dans la chair molle au-dessus de ses hanches. À travers la jupe en polyester, elle sentit ses paumes brûlantes.

« Tu es tellement belle, Ema », murmura Marc à son oreille. Son haleine était chaude, chargée de l’odeur du virus – une senteur métallique subtile que le corps infecté exhalait.

« Lâchez-moi ! » cria-t-elle, paniquée.

Ce fut le signal.

Thomas se rua sur elle depuis sa droite. Ses grandes mains agrippèrent les épaules d’Ema tandis que Marc la maintenait par-derrière. Elle était prise en sandwich entre leurs corps durs et chauds.

« Non ! Arrêtez ! Aidez-moi ! Sandrine ! »

Sandrine, pétrifiée, regardait la scène les yeux écarquillés, une main sur la bouche. Mais elle ne bougeait pas. La peur l’avait paralysée.

Julien se leva à son tour, son visage juvénile déformé par un désir bestial. Il approcha d’un pas hésitant, puis plus décidé.

« Tenez-la bien », grogna Thomas.

Avant qu’Ema ne puisse protester davantage, Thomas lui écrasa les lèvres avec les siennes. Ce n’était pas un baiser. C’était une prise de possession brutale. Sa langue força l’entrée de sa bouche, envahissante, étouffante. Elle tenta de se débattre, mais Marc la tenait fermement.

Pendant ce temps, Julien s’approcha par devant. Ses mains tremblantes s’emparèrent du chemisier blanc et tirèrent. Les boutons de plastique blanc sautèrent un à un avec de petits bruits secs. Pop. Pop. Pop. Le tissu s’ouvrit comme un rideau, révélant le soutien-gorge blanc en dentelle qui contenait ses seins généreux.

Ema hurla dans la bouche de Thomas, mais le son fut étouffé. Ses yeux étaient grands ouverts, remplis d’une terreur absolue. Des larmes commencèrent à couler sur ses joues.

Julien contempla ses seins encagés dans la dentelle blanche, les mamelons déjà durcis par la peur et le froid, pointant le tissu. Il tendit une main hésitante, puis plus assurée, et saisit un sein à travers le soutien-gorge. La chair était ferme mais douce sous ses doigts.

« Putain… ils sont énormes… » murmura-t-il avec vénération.

Laurent se tenait toujours derrière son bureau, observant la scène comme un spectateur fasciné. Le virus en lui exigeait qu’il participe, mais une dernière parcelle d’humanité résistait encore.

Thomas retira enfin sa bouche de celle d’Ema, laissant une traînée de salive entre leurs lèvres. Elle haletait, pleurait silencieusement maintenant.

« S’il te plaît… laissez-moi partir… » sanglota-t-elle.

Thomas ne répondit pas. Ses mains quittèrent ses épaules et descendirent vers le devant de sa jupe. Il trouva la fermeture éclair latérale et la baissa d’un geste vif. Le zzzip résonna dans le silence tendu du bureau.

La jupe tomba à ses pieds en un tas de tissu bleu marine, révélant ses hanches rondes gainées d’une culotte blanche simple et de bas nylon couleur chair maintenus par un porte-jarretelles invisible sous l’uniforme. Ses jambes étaient longues, galbées, parfaites.

Marc, derrière elle, gémit en voyant son postérieur moulé dans la culotte blanche. Il enfonça son bassin contre ses fesses et elle sentit quelque chose de dur et de chaud presser contre elle à travers son pantalon.

« Non… non… s’il vous plaît… » supplia-t-elle.

Thomas agrippa l’élastique de sa culotte des deux mains et tira vers le bas. Le tissu coton blanc glissa sur ses hanches, descendit le long de ses cuisses et rejoignit la jupe à ses pieds.

Ema était maintenant en soutien-gorge blanc, porte-jarretelles noir, bas nylon et escarpins noirs. Sa chatte était exposée aux regards de tous – une toison pubienne brun clair soigneusement taillée en triangle net, des lèvres extérieures pleines et roses légèrement entrouvertes dans sa terreur.

Julien tomba à genoux devant elle comme un adorateur devant un autel. Il plongea son visage entre ses cuisses avant qu’elle ne puisse réagir.

« NON ! » hurla-t-elle lorsqu’elle sentit sa langue chaude et humide lécher sa fente.

Le contact fut un choc électrique. Une vague de dégoût et de terreur la submergea, mais aussi, horrifiée, elle sentit son corps réagir malgré elle. Le virus n’était pas encore en elle, mais son corps jeune et sain répondait à la stimulation.

Julien lapait sa chatte avec frénésie, ses mains agrippant ses fesses pour la maintenir en place. Il grognait comme un animal en se nourrissant.

Pendant ce temps, Thomas déboutonnait son pantalon. Le bruit de la fermeture éclair qui descendait résonna comme un glas aux oreilles d’Ema. Il sortit sa queue – déjà complètement dressée, veinée, le gland violacé luisant de pré-éjaculat. Elle était imposante – au moins dix-huit centimètres – et épaisse.

« Soulève-la », ordonna-t-il à Marc.

Marc obéit immédiatement. Il passa ses mains sous les aisselles d’Ema et la souleva du sol comme une poupée de chiffon. Elle était légère malgré ses courbes généreuses – environ cinquante-cinq kilos répartis sur un mètre soixante-huit.

Thomas avança, alignant son gland avec l’entrée de sa chatte. Julien dut reculer à contrecœur, laissant sa bouche et son menton brillants de ses sécrétions.

Ema se débattit violemment. « Non ! Arrêtez ! Je suis vierge ! S’il vous plaît ! JE SUIS VIERGE ! »

Son cri désespéré sembla faire hésiter Thomas une fraction de seconde. Mais le virus était plus fort que toute humanité résiduelle. Son expression se durcit.

« Tu ne l’es plus », grommela-t-il.

Et il poussa.

La douleur fut atroce, déchirante. Ema hurla – un cri perçant qui résonna dans toute la pièce – lorsque son hymen céda sous l’assaut brutal. Thomas n’avait fait aucun effort pour être délicat. Il avait enfoncé toute sa longueur d’un seul coup puissant, jusqu’à ce que ses testicules viennent frapper contre ses fesses.

« AAAAAAH ! » Le cri d’Ema se transforma en sanglots hystériques.

À l’intérieur d’elle, c’était une sensation de brûlure et d’étirement insupportable. Elle sentait chaque centimètre de chair étrangère qui occupait son intimité violée.

Thomas ferma les yeux un instant, savourant la sensation du vagin vierge extrêmement serré qui enveloppait sa bite. « Putain… c’est incroyablement serré… »

Il commença à bouger. Lentement d’abord – une série de poussées exploratoires qui faisaient gémir Ema à chaque mouvement. Puis son rythme s’accéléra. Il la tenait par les hanches maintenant que Marc la maintenait en l’air, et il pistonnait en elle avec une force croissante.

Clap clap clap clap. Le bruit de leur chair qui se rencontrait remplissait la pièce. Le bruit humide de sa chatte pénétrée se mêlait aux gémissements d’Ema et aux grognements de Thomas.

Julien se masturbait frénétiquement en regardant, sa main allant et venant sur sa queue plus petite mais tout aussi excitée.

Marc tenait toujours Ema en l’air, mais son visage était contre son cou maintenant. Il léchait sa peau salée par la sueur et les larmes.

Sandrine était toujours assise à son bureau, complètement paralysée par l’horreur du spectacle. Mais quelque chose changeait en elle aussi. En regardant la scène pornographique qui se déroulait sous ses yeux, elle sentait une chaleur étrange monter en elle. Son propre sexe répondait malgré elle à la vue primitive de la copulation forcée.

Thomas accélérait encore. Ses coups devenaient plus puissants, plus rapides.

« Oh merde… oh putain… je vais… je vais… »

Le virus amplifiait chaque sensation. La beauté d’Ema – sa jeunesse, son corps parfait – stimulait ses centres cérébraux au maximum possible. Sa performance était surhumaine : après seulement deux minutes de pénétration violente alors qu’il aurait normalement joui en quelques secondes face à une telle stimulation, il sentait enfin l’orgasme approcher.

« JE VAIS JOUIR ! » hurla-t-il.

Il enfonça une dernière fois sa bite au plus profond d’Ema et explosa.

Le sperme jaillit dans son utérus avec une force torrentielle. Ema sentit le liquide chaud – presque brûlant – remplir son ventre. C’était une sensation étrange et violente, comme si on lui injectait un liquide étranger directement dans les entrailles.

Thomas continuait à éjaculer, secousse après secousse. Son corps tremblait contre le sien. Il y avait tant de sperme – beaucoup plus qu’une éjaculation normale – que cela commença à déborder et à couler le long de ses cuisses en filets blancs et épais.

Quand enfin il s’arrêta, haletant, il resta enfoncé en elle un moment avant de retirer lentement sa queue. Quand elle sortit avec un pop mouillé, un flot de sperme suivit immédiatement, coulant sur ses cuisses et gouttant sur le sol en dessous d’elle avec un bruit doux et régulier. Ploc. Ploc.

Ema était en état de choc. Ses yeux étaient vitreux, fixant un point vague sur le mur. La douleur physique était toujours là – une sensation de brûlure et d’étirement dans son bas-ventre – mais elle était maintenant surpassée par le choc psychologique de ce qui venait de se passer.

Mais le pire était encore à venir. Le sperme de Thomas contenait des milliards de particules virales du Vénus-9. Elles venaient déjà d’envahir les muqueuses de son vagin et commençaient leur migration vers son système sanguin et nerveux.

La contamination avait commencé.

Nu, tremblant, couvert de sperme

Le sol en linoléum du bureau administratif était froid sous ses pieds nus. Ema Clair, dix-neuf ans, se tenait debout en s'agrippant au bord du bureau de Laurent, ses doigts blanchissant sous la pression. Le simple fait de rester vertical était une victoire sur la gravité et sur son propre corps traître.

Elle était complètement nue. Pas un fil de vêtement ne la couvrait. Son chemisier blanc arraché gisait dans une flaque de fluides corporels à ses pieds. Sa jupe bleu marine avait été réduite à un chiffon déchiqueté. Son soutien-gorge blanc en dentelle pendait comme un trophée macabre à la poignée d'un tiroir. Ses bas nylon couleur chair étaient déchirés aux genoux et aux chevilles, formant des lanières de tissu déchiqueté qui collaient à ses jambes. Ses escarpins noirs à petit talon avaient disparu - probablement jetés quelque part pendant la frénésie.

Son corps était une carte géographique des violences subies pendant les trois dernières heures. Toute sa peau - des cheveux aux orteils - était couverte d'une fine pellicule blanchâtre qui séchait progressivement, craquelant légèrement quand elle bougeait. Le sperme de cinq personnes différentes avait été déposé sur elle en couches superposées :

Une première couche épaisse et crémeuse sur son ventre et entre ses seins, laissée par Thomas quand il l'avait éjaculée debout contre le mur Une seconde couche plus liquide sur ses cuisses et le bas de son dos, de Julien qui avait joui rapidement et abondamment Des éclaboussures sur ses épaules et son cou de Marc qui aimait voir son sperme atterrir sur sa peau Des traînées sur son visage et dans ses cheveux de Laurent qui avait insisté pour finir sur son visage "pour voir ses yeux verts regarder son sperme couler" Et l'apport de Sandrine - plus discret mais présent - des traces de doigts humides sur ses hanches et ses fesses

Mais c'était à l'intérieur que la véritable invasion avait eu lieu. Son vagin contenait un mélange des éjaculations des quatre hommes - une soupe biologique épaisse et tiède qui lui remplissait le ventre d'une sensation de lourdeur inhabituelle. Chaque mouvement, chaque respiration, chaque battement de cœur semblait faire remuer ce liquide à l'intérieur d'elle. Et cela coulait. Lentement, mais continuellement. Un filet blanc crémeux qui descendait le long de sa cuisse intérieure, traçait un chemin sur sa peau, et finissait par tomber goutte à goutte sur le sol.

Drip.

Drip.

Drip.

Le son régulier semblait marquer le temps qui passait dans le silence relatif du bureau. Autour d'elle, les cinq dormaient profondément, épuisés par l'orgie virale. Thomas ronflait légèrement, allongé sur le dos, son pénis au repos reposant sur sa cuisse gauche, encore couvert de croûtes séchées. Marc et Julien dormaient enlacés comme des enfants - un spectacle presque tendre si ce n'était le contexte. Sandrine était recroquevillée en position fœtale sous un bureau, un bras jeté sur son visage comme pour se protéger même dans le sommeil. Laurent, seul, gardait une certaine dignité - assis adossé au mur, la tête penchée sur sa poitrine.

Ema prit une profonde inspiration qui fit trembler ses seins. Ses 95D étaient lourds, sensibles, les mamelons durs et douloureux après avoir été pincés, sucés, mordus. Ils pointaient droit devant elle, roses foncés contre la peau blanche tachée de blanc. Quand elle respirait, ils bougeaient légèrement - un balancement naturel mais amplifié par leur taille et par la totale absence de soutien.

Ses jambes tremblaient. Ce n'était pas seulement la fatigue musculaire (bien que cela fût considérable après avoir soutenu son poids dans diverses positions pendant des heures). C'était aussi l'effet du virus Vénus-9 qui consolidait maintenant son emprise sur son système nerveux. Une tension électrique faible mais constante parcourait ses muscles - particulièrement ceux des cuisses et du bassin. Comme si son propre corps était chargé d'une énergie sexuelle basale, prêt à se déclencher au moindre stimulus.

Elle regarda vers la porte. Quinze mètres. Pas plus. Quinze mètres de linoléum sale qui la séparaient de la liberté relative du couloir administratif. Au-delà, il y aurait les rayons du supermarché. Puis l'entrée. Puis la sortie. Puis le monde extérieur.

Son esprit, qui avait fonctionné par à-coups depuis le début de l'horreur, se mit enfin en marche de façon cohérente. Une pensée unique, claire, précise :

Je dois sortir d'ici.

Elle détacha une main du bureau pour essuyer le sperme séché autour de ses yeux. Sa main tremblait tant qu'elle faillit se donner un coup. Le contact de ses propres doigts sur sa peau était étrange - à la fois familier et complètement alien. Sa peau sentait le sperme, la sueur, et cette odeur métallique subtile du virus lui-même.

Premier pas.

Elle souleva son pied droit. La semelle colla légèrement au linoléum humide avant de se décoller avec un petit ploc. Elle le posa devant elle. Son poids transféré fit trembler sa jambe gauche si violemment qu'elle dut s'agripper à nouveau au bureau.

Deuxième pas.

Pied gauche cette fois. Plus difficile car c'était du côté où elle avait reçu le plus de morsures et d'ecchymoses sur la hanche. La douleur lui arracha un petit gémissement qu'elle étouffa immédiatement en se mordant la lèvre.

Elle jeta un regard paniqué vers les dormeurs. Personne ne bougea.

Troisième pas. Quatrième. Cinquième.

Elle avait maintenant quitté la zone immédiate du bureau et se trouvait au milieu de la pièce. La porte était à dix mètres. Sans support, elle se mit à vaciller dangereusement. Ses jambes semblaient faites de gelée. Chaque muscle protestait. Son bassin particulièrement - le siège de toutes les pénétrations - lui envoyait des douleurs sourdes à chaque mouvement.

Mais elle continua. Une main devant elle comme si elle pouvait s'appuyer sur l'air. Ses seins bougeaient librement avec chaque pas - un balancement lourd et prononcé qui aurait normalement nécessité un soutien-gorge de sport pour être contrôlé. Les mamelons frottaient contre l'air, contre les filets de sperme séché sur sa poitrine, contre rien du tout. C'était une sensation permanente et étrange - cette liberté totale, cette exposition complète.

Drip.

Une nouvelle goutte de sperme tomba de son vagin ouvert et atterrit sur le sol avec un minuscule éclaboussement. Elle regarda derrière elle et vit la traînée qu'elle laissait - une ligne pointillée blanche sur le linoléum gris, comme un chemin de miettes de pain dans un conte pour enfants, sauf que ces miettes étaient les preuves matérielles de son viol.

À mi-chemin, elle dut s'arrêter. Les vertiges l'avaient reprise. La pièce tournait lentement autour d'elle. Elle ferma les yeux, respira profondément. L'air sentait le sexe et la transpiration. Ses propres fluides corporels - une combinaison de lubrification naturelle, de sperme étranger, et peut-être un peu de sang résiduel de sa défloration - continuaient à couler le long de ses cuisses.

Quand elle rouvrit les yeux, son regard tomba sur un miroir de sécurité accroché dans un coin pour surveiller les angles morts. La vision qu'elle y vit la fit arrêter de respirer.

Une fille inconnue la regardait. Une fille nue, couverte de séchages blancs, les cheveux emmêlés et collés par endroits, le visage strié de traces de larmes séchées et de sperme. Les yeux verts ordinairement vifs étaient ternes, cernés de violet. La bouche pulpeuse était gonflée, légèrement entrouverte. Le corps... Le corps était le sien, mais transformé en objet sexuel utilisé, souillé.

C'était elle. Et pourtant ce n'était pas elle.

Ce choc de réalité faillit la faire tomber. Mais quelque chose en elle - l'Ema d'avant, la fille qui étudiait la psychologie, qui voulait aider les autres, qui croyait encore en sa propre force - se réveilla brusquement.

Non. Je ne suis pas ça. Je ne SERAI jamais ça.

La détermination lui donna une nouvelle énergie. Elle redressa les épaules, ce qui fit bomber sa poitrine vers l'avant. Ignora le balancement de ses seins. Ignora la traînée blanche entre ses jambes. Ignora tout.

Elle marcha. Plus vite cette fois. Ses pieds nus claquaient sur le sol. Clap. Clap. Clap. Chaque pas était un petit triomphe.

La porte. Elle y était enfin. La poignée était en métal froid sous sa main. Elle tourna. Le mécanisme grinça légèrement.

Elle jeta un dernier regard derrière elle. Les cinq dormaient toujours. Le bureau administratif ressemblait à une scène de crime sexuel - papiers éparpillés, chaises renversées, vêtements déchirés partout, et au centre, cette grande flaque de fluides corporels divers qui miroitait faiblement sous les néons.

Puis elle ouvrit la porte et passa dans le couloir.

L'air frais (relativement) du couloir administratif lui frappa le visage. Il faisait plus frais ici, moins chargé d'odeurs corporelles. Le couloir était long, éclairé par des néons espacés, avec des portes des deux côtés marquées "COMPTABILITÉ", "RESSOURCES HUMAINES", "DIRECTION".

Et il n'était pas vide.

À environ vingt mètres, près de la machine à café, se tenait un homme d'une quarantaine d'années en costume-cravate. Il tenait une tasse à la main et discutait avec une femme en tailleur qui avait le dos tourné.

Ema s'immobilisa, le cœur battant si fort qu'elle crut qu'il allait exploser.

L'homme leva les yeux. Son regard parcourut la longueur du couloir. S'arrêta sur elle. Ses yeux s'écarquillèrent. La tasse lui échappa des mains et s'écrasa sur le sol en porcelaine dans un bruit de verre brisé.

La femme se retourna. Elle aussi vit Ema. Sa main monta à sa bouche.

Ema resta paralysée. Nue. Couverte de sperme séché. Avec du sperme frais qui coulait toujours de son vagin ouvert le long de sa cuisse intérieure. Devant deux personnes habillées normalement, en tenue de bureau.

Pendant une seconde éternelle, rien ne bougea. Puis l'homme fit un pas en avant. Puis un autre. Sa démarche était étrange - pas rapide, pas lente, mais déterminée. Ses yeux étaient fixés sur elle avec une intensité qui rappelait celle des hommes dans le bureau.

Ema recula d'un pas, le dos heurtant la porte derrière elle.

L'homme accéléra. Maintenant il courait presque. Son costume flottait derrière lui. Sa cravate battait contre sa poitrine.

La femme le regardait, perplexe, puis son propre regard se fixa sur Ema. Sur son corps nu. Sur ses seins qui se soulevaient avec sa respiration rapide. Sur le filet blanc entre ses jambes.

Quelque chose changea dans l'expression de la femme. Ses yeux se dilatèrent. Sa bouche s'entrouvrit. Une main monta pour toucher sa propre poitrine, comme si elle cherchait quelque chose.

L'homme était maintenant à cinq mètres. Ema vit qu'il déboutonnait déjà son pantalon en courant. Sa queue émergea, déjà en érection complète, le gland violacé luisant.

Elle tourna pour fuir, mais ses jambes tremblantes refusèrent de coopérer. Elle s'effondra plutôt qu'elle ne tomba, s'agenouillant sur le sol froid du couloir.

L'homme arriva sur elle. Il ne dit pas un mot. Il posa simplement une main sur son épaule pour la stabiliser, l'autre guidant son pénis vers l'entrée béante de son vagin.

Ema ferma les yeux, se préparant à la douleur.

Mais la douleur ne vint pas. Ou plutôt, elle vint, mais transformée.

Le virus Vénus-9 avait maintenant totalement colonisé son système nerveux. Les zones de plaisir dans son cerveau étaient en feu. Quand le gland de l'homme toucha ses lèvres vaginales déjà bien lubrifiées (par ses propres sécrétions amplifiées par le virus et par le sperme déjà présent), ce ne fut pas une sensation désagréable.

C'était... neutre d'abord. Puis, quand il poussa pour pénétrer, ce fut...

Agréable.

L'horreur de cette pensée la submergea. Agréable ? Comment pouvait-ce être agréable ? Cet homme était un inconnu. Il la violait dans un couloir. Elle était nue, couverte du sperme d'autres hommes. Et pourtant...

Son corps répondit. Son vagin, au lieu de se contracter de douleur, se détendit. Les muscles qui auraient dû se serrer pour résister s'ouvrirent plutôt. La lubrification augmenta - elle sentit son propre fluide se mêler au sperme déjà présent, créant un mélange encore plus glissant.

L'homme gémit en sentant cette ouverture soudaine. Il s'enfonça complètement d'un seul coup puissant.

Schlup.

Le bruit humide résonna dans le couloir.

Ema ouvrit la bouche pour crier, mais ce qui en sortit fut un gémissement étranglé. Pas de douleur. Pas de terreur. Juste... une surprise confuse.

L'homme commença à bouger. Des coups de bassin rapides et profonds. Il la tenait par les hanches, ses doigts s'enfonçant dans sa chair. Chaque poussée la faisait avancer légèrement sur le sol lisse du couloir.

Clap clap clap clap.

Le bruit rythmé de leur chair qui se rencontrait remplissait l'espace.

Ema regarda vers la femme près de la machine à café. Celle-ci s'était approchée. Elle se tenait maintenant à quelques mètres, regardant la scène avec des yeux brillants. Une main était sous sa jupe, bougeant frénétiquement.

"Plus fort," murmura la femme, sa voix rauque. "Défonce-la."

L'homme obéit. Ses coups devinrent plus violents. Ema fut poussée en avant à chaque impact, ses seins ballotant librement. Ses mamelons raclaient le sol froid, ce qui déclenchait un étrange mélange de douleur et de plaisir.

Et puis cela arriva.

Cette chaleur familière. Cette vague qui montait depuis son bas-ventre. Le virus, stimulé par la pénétration, déclenchait une réponse physiologique programmée.

Non. Non non non. Pas ici. Pas avec cet inconnu. Pas comme ça.

Elle serra les dents, essaya mentalement de repousser la sensation. Mais son corps n'obéissait plus à son esprit.

La vague grandit. Devint un tsunami.

Son vagin se contracta violemment autour de la bite de l'homme. Une, deux, trois spasmes puissants.

Et elle jouit.

Un orgasme violent, incontrôlable, électrique la parcourut de la tête aux pieds. Son corps entier trembla. Un cri lui échappa - long, haut, rempli d'un plaisir pur qui n'avait rien à voir avec sa volonté consciente.

L'homme, surpris par cette contraction soudaine, grogna : "Oh putain !" et explosa à son tour.

Elle sentit le sperme chaud jaillir en elle, se mêler au mélange déjà présent. C'était la sixième éjaculation en elle aujourd'hui. Sa vessie en contenait probablement plus de sperme étranger que d'urine à ce stade.

L'homme resta enfoncé en elle un moment, haletant, avant de se retirer lentement. Quand sa queue sortit, un nouveau flot de sperme suivit, s'ajoutant à la cascade déjà en cours.

Ema resta à genoux, pantelante. Son esprit était un chaos absolu. Elle venait d'avoir un orgasme pendant un viol. Un orgasme intense, multiple même - des vagues successives de plaisir continuaient à parcourir son corps.

La honte fut si violente qu'elle en eut physiquement mal à l'estomac.

La femme s'approcha. Elle était maintenant complètement sous l'emprise du virus aussi, visiblement. Elle tomba à genoux devant Ema, plongea son visage entre ses cuisses, et commença à lécher le mélange qui coulait.

"Tellement bon," murmura-t-elle entre deux coups de langue. "Tellement plein."

Ema regarda vers la sortie du couloir. Cinq mètres plus loin, il y avait une porte marquée "ACCÈS MAGASIN". Au-delà, la liberté.

Elle se releva lentement. Ses jambes tremblaient encore plus maintenant, mais pour une raison différente. L'orgasme avait vidé ses muscles de leur énergie restante.

L'homme, en train de se rhabiller à moitié, la regarda partir sans protester. Il avait obtenu ce qu'il voulait.

La femme continuait à lécher le sol où Ema était agenouillée, récupérant les dernières gouttes.

Ema fit les cinq pas vers la porte. Ses pieds glissèrent dans le mélange de fluides sur le sol. Ses seins se balançaient lourdement avec chaque mouvement. Le sperme frais de l'homme coulait maintenant librement le long de ses cuisses, rejoignant le chemin déjà tracé.

Elle poussa la porte.

Et entra dans l'enfer.

Premières rencontres dans les rayons

Le contraste fut brutal. Le couloir administratif était relativement calme, sobre, silencieux. Le magasin, lui, était le théâtre d'une orgie à ciel ouvert.

Le "Marché Frais" avait été transformé en une scène de bacchanale pornographique. Les lumières brillantes des néons éclairaient des scènes qui n'avaient rien à voir avec les courses du jeudi après-midi.

Le premier rayon qu'Ema vit était celui des produits laitiers. Normalement alignés méticuleusement, les yaourts, les fromages, les beurres étaient maintenant éparpillés sur le sol. Et au milieu de ce désordre alimentaire, trois personnes étaient en train de copuler.

Un homme d'une cinquantaine d'années en uniforme d'employé de magasin était assis sur un pack de lait, une femme plus jeune à califourchon sur lui, ses seins sortis de son chemisier, bougeant de haut en bas avec un rythme frénétique. À côté d'eux, un autre couple - deux hommes cette fois - l'un prenant l'autre par-derrière contre une étagère de fromages.

Personne ne semblait gêné. Personne ne semblait chercher l'intimité. C'était comme si toutes les inhibitions avaient été supprimées, remplacées par ce seul besoin primitif : copuler jusqu'à éjaculation.

Et puis ils la virent.

D'abord l'homme sous la femme sur le pack de lait. Ses yeux, mi-clos dans l'extase, s'ouvrirent brusquement grand. Il poussa la femme de dessus lui avec une brutalité qui la fit tomber sur le côté.

"Regardez," dit-il simplement, en désignant Ema du menton.

Tous les regards se tournèrent vers elle.

Ema resta figée sur le seuil, une main sur la poignée de la porte, l'autre instinctivement (et inutilement) tentant de cacher sa poitrine. Le geste était absurde - son corps entier était nu, couvert de séchages blancs, avec du sperme frais qui coulait encore.

L'homme se leva. Son pénis était encore en érection, ruisselant des sécrétions de la femme. Il avança vers Ema.

La femme qu'il venait de quitter se releva aussi. Au lieu de protester, elle regarda Ema avec une fascination égale.

Les deux hommes qui s'étaient pris l'un l'autre s'arrêtèrent aussi. Ils se séparèrent et se tournèrent vers elle.

Quatre paires d'yeux. Quatre personnes contaminées par le Vénus-9. Quatre cerveaux dont les centres de désir étaient stimulés par la vision de cette jeune femme magnifique, nue, offerte.

Le premier homme arriva devant elle. Il ne dit rien. Il posa simplement une main sur son épaule, l'autre sur sa hanche, et l'embrassa brutalement. Sa langue envahit sa bouche avant même qu'elle ne puisse réagir. Elle goûta le mélange de sa propre salive et des fluides vaginaux de la femme qu'il venait de quitter.

Pendant ce baiser forcé, la femme approcha par-derrière. Ema sentit des mains sur ses fesses, écartant ses joues. Un doigt (puis deux) explorèrent son anus déjà bien utilisé.

"Elle est déjà pleine," murmura la femme avec admiration. "Regarde comme ça coule."

L'homme rompit le baiser. Il regarda entre les jambes d'Ema, vit le flot constant, et ses yeux brillèrent.

"Tourne-la," dit-il à la femme.

Ema fut tournée brutalement pour faire face aux étagères de produits laitiers. Ses mains s'agrippèrent aux barres métalliques froides pour se stabiliser.

L'homme se positionna derrière elle. Il n'eut même pas besoin de guider son pénis - son vagin était tellement ouvert, tellement lubrifié, que le gland trouva l'entrée naturellement.

Il poussa.

Cette fois, Ema ne résista même pas mentalement. Son esprit semblait se dissocier de son corps. Elle regardait fixement les paquets de beurre devant elle - la marque "Président", le logo familier, le prix affiché - tandis que derrière elle, un inconnu la pénétrait avec des mouvements puissants.

Clap clap clap clap.

Le son était plus fort ici, réverbéré par les hauts plafonds du magasin.

La femme s'était agenouillée devant elle maintenant. Elle regardait le point où l'homme entrait et sortait d'Ema, fascinée par le spectacle obscène. Puis elle tendit une main et commença à se caresser en regardant.

Les deux autres hommes approchèrent aussi. L'un se mit à côté d'elle et commença à lui palper les seins. Ses mains étaient grandes, couvraient presque entièrement chaque sein. Il les pressait, les modelait, pinçait les mamelons entre ses doigts.

"Tellement gros," murmura-t-il. "Parfaits."

L'autre homme se positionna devant son visage. Il tenait son pénis dans une main, le présentant à ses lèvres.

"Ouvre," ordonna-t-il simplement.

Ema ferma les yeux, mais ouvrit la bouche. Le gland toucha ses lèvres, glissa à l'intérieur. Elle sentit le goût salé, musqué.

L'homme derrière elle accélérait. Ses coups devenaient plus violents. Elle était poussée en avant à chaque impact, son ventre et ses seins pressés contre les étagères métalliques froides.

Et pendant que tout cela se passait - une bouche dans sa bouche, une bite dans son vagin, des mains sur ses seins - son propre corps continuait à réagir.

Le virus ne demandait qu'une chose : la stimulation maximale. Et elle recevait cela. Abondamment.

La chaleur monta à nouveau. Plus rapidement cette fois. Comme si son système était maintenant complètement calibré pour répondre.

Son vagin se contracta autour de la bite de l'homme.

Il grogna : "Oh oui... serre-moi comme ça..."

Elle sentit l'orgasme approcher. Impossible à arrêter. Programmé dans sa biologie maintenant.

Quand il arriva, ce fut encore plus violent que le précédent. Un tremblement électrique qui parcourut tout son corps. Ses jambes se dérobèrent sous elle, mais les hommes la maintinrent debout. Un cri lui échappa - étouffé par la bite dans sa bouche mais néanmoins audible.

L'homme derrière elle, déclenché par ses contractions, explosa à son tour. Elle sentit le sperme chaud jaillir, s'ajouter au mélange déjà présent.

Il se retira. Le flot qui suivit fut impressionnant - non seulement son éjaculation fraîche, mais aussi une partie des précédentes qui avaient été délogées par ses mouvements vigoureux.

Tout cela coula sur ses cuisses, sur le sol, formant une nouvelle flaque.

L'homme devant elle n'avait pas encore joui. Il sortit sa bite de sa bouche, la dirigea vers son vagin maintenant vacant.

"À mon tour," dit-il simplement.

Il la tourna à nouveau - elle était maintenant complètement passive, une poupée de chiffon - et la plaqua contre une vitrine réfrigérée de fromages. Le verre était froid contre sa peau chaude, la faisant frissonner.

Il pénétra à son tour. Même facilité. Même absence de résistance. Son vagin était devenu un simple orifice, ouvert, disponible.

Il dura moins longtemps. Peut-être une minute. Puis il jouit aussi en elle.

Quand il se retira, Ema se retrouva adossée à la vitrine froide, haletante, couverte d'une nouvelle couche de sperme frais. Les quatre personnes la regardaient avec admiration, comme des artistes contemplant leur œuvre.

"Elle est incroyable," dit la femme. "Combien elle a pris ?"

"Au moins six," répondit l'un des hommes.

"Sept maintenant," corrigea un autre.

Ema regarda vers la sortie. Elle était toujours là, au bout du magasin. La grande porte vitrée avec l'inscription "SORTIE". Peut-être à cinquante mètres. Peut-être cent. Elle ne savait plus.

Elle poussa sur ses jambes pour se remettre debout. Le mouvement fit couler encore plus de sperme. Une véritable cascade maintenant. Elle laissa une traînée blanche derrière elle en marchant.

Les quatre la regardèrent partir sans protester. Ils semblaient satisfaits, épuisés.

Elle fit dix pas. Puis vingt. Atteignit le début du rayon des fruits et légumes.

Ici, la scène était différente mais tout aussi pornographique. Un employé en tablier vert était en train de prendre une cliente contre un présentoir de pommes. Une autre femme, plus âgée, était à quatre pattes sur un tapis roulant à légumes, se faisant prendre par deux hommes simultanément - un devant, un derrière.

Ema essaya de passer discrètement. Mais sa nudité complète, la traînée blanche qu'elle laissait, ses seins qui se balançaient avec chaque pas... Tout cela attira immédiatement l'attention.

L'employé en tablier vert leva les yeux. Vit Ema. Son expression changea immédiatement. Il abandonna la cliente contre les pommes et se dirigea vers Ema.

"Celle-là est meilleure," dit-il à personne en particulier.

Il attrapa Ema par le bras, la tourna, et sans même un préambule, la souleva et l'installa sur le présentoir de pommes qu'il venait de quitter. Les pommes roulèrent en dessous d'elle, s'écrasant sur le sol avec des bruits mous.

Il écarta ses jambes, aligna son pénis, et pénétra.

Cette fois, Ema ne ferma même pas les yeux. Elle regarda le plafond. Les néons. Les banderoles publicitaires qui annonçaient des promotions sur les bananes.

Elle comptait mentalement. Huit. C'était le huitième.

Il bougea rapidement, avec l'énergie de quelqu'un qui vient de commencer. Ses mains agrippaient ses hanches, ses doigts s'enfonçant dans sa chair.

Et, comme prévisible maintenant, son corps répondit. La chaleur. La vague. L'orgasme.

Elle jouit en silence cette fois. Juste un tremblement violent, des contractions visibles sur son ventre, un gémissement étouffé.

L'homme jouit juste après. Elle sentit le sperme chaud, encore.

Quand il se retira, elle resta allongée sur le présentoir, parmi les pommes écrasées, regardant le plafond.

Le calme relatif dura peut-être trente secondes. Puis elle entendit d'autres pas. D'autres voix.

"Regardez celle-là."

"Putain, elle est magnifique."

"Elle est déjà pleine, regarde comme ça coule."

Elle tourna la tête. Trois nouveaux hommes approchaient. Des clients probablement, habillés en civil. Leurs yeux brillaient de cette lueur familière maintenant - la lueur du Vénus-9.

Elle se leva du présentoir. Du jus de pomme et de la pulpe de fruit collaient à son dos, se mêlant au sperme.

Elle essaya de marcher vers la sortie. Mais ses jambes tremblaient trop. Elle tituba, s'appuya contre une caisse de bananes.

Les trois hommes arrivèrent. Le premier la prit par les épaules, l'embrassa. Le second se mit derrière elle, écarta ses fesses avec ses mains. Le troisième regardait, se caressant déjà à travers son pantalon.

Elle fut poussée à quatre pattes sur le sol. La position était humiliante mais pratique pour eux. Son dos était arqué, ses fesses offertes, son vagin parfaitement accessible.

Le premier homme se mit devant son visage. Le second derrière.

Ils pénétrèrent simultanément.

Bouche et vagin. Utilisés en même temps.

Gloup gloup gloup devant. Clap clap clap clap derrière.

Ema ferma les yeux. Son esprit flottait quelque part au-dessus de son corps. Elle se voyait de haut - une fille nue à quatre pattes dans un rayon de fruits et légumes, se faisant utiliser comme un objet par deux inconnus, avec un troisième qui se masturbait en regardant.

C'était tellement absurde que cela en devenait presque abstrait.

Les orgasmes vinrent. D'abord le sien - déclenché par la double stimulation. Puis celui de l'homme dans sa bouche. Puis celui de l'homme dans son vagin.

Quand ils se retirèrent, elle resta à quatre pattes, incapable de bouger. Le sperme coulait de sa bouche et de son vagin, formant deux flaques distinctes sur le sol en carrelage.

Le troisième homme s'approcha alors. Il avait attendu son tour patiemment.

"Sur le dos," ordonna-t-il.

Elle obéit mécaniquement. Se retourna sur le dos. Ses seins s'étalèrent sur sa poitrine, les mamelons pointant vers le plafond.

Il s'accroupit entre ses jambes, contempla son vagin ouvert, rougi, d'où coulait maintenant un mélange de sept (huit? neuf?) éjaculations différentes.

"Parfait," murmura-t-il.

Il pénétra. Lentement cette fois. Comme s'il savourait chaque centimètre.

Ema regarda le plafond. Compta les dalles acoustiques. Vingt sur la largeur. Trente sur la longueur.

Il bougeait lentement, profondément. Ses mains caressaient ses cuisses. C'était presque tendre, comparé aux autres.

Presque.

Quand il jouit, ce fut avec un long gémissement plutôt qu'un grognement. Il resta enfoncé en elle un long moment après.

Puis il se retira, se rhabilla à moitié, et partit sans un mot.

Ema resta allongée sur le sol froid du rayon fruits et légumes. Son corps entier était couvert d'un mélange de sperme, de jus de fruits, de sueur. Ses cheveux étaient collés à son visage. Ses jambes tremblaient si fort qu'elles faisaient vibrer tout son corps.

Mais elle était toujours consciente. Et elle avait toujours un objectif : sortir.

Elle se mit sur le côté, puis sur les genoux, puis debout. Chaque mouvement était une bataille. Chaque pas une victoire.

Elle regarda vers la sortie. Quarante mètres peut-être.

Et entre elle et la sortie, elle voyait d'autres formes bouger dans la pénombre relative du magasin. D'autres personnes contaminées. D'autres hommes qui chercheraient à l'utiliser.

Mais elle n'avait pas le choix. Elle devait continuer.

Elle fit un pas. Puis un autre.

Le sperme continuait à couler. Maintenant c'était un flot constant, presque ininterrompu. Comme si son vagin était devenu une fontaine qui ne pouvait plus se fermer.

Drip. Drip. Drip.

Elle marchait, laissant derrière elle une traînée blanche sur le carrelage.

La sortie était toujours là. Toujours aussi lointaine.

Mais elle continuait. Parce que c'était tout ce qui lui restait.

Pénétrations faciles, orgasmes répétés

Le rayon des surgelés était un enfer de vapeur froide et de gémissements chauds. Des portes de congélateurs grandes ouvertes laissaient s'échapper des nuages de fumée blanche qui créaient des volutes spectrales autour des corps enlacés. La température avait chuté de dix degrés, mais cela ne semblait pas refroidir les ardeurs des individus contaminés.

Ema avançait lentement, ses pieds nus laissant des empreintes humides sur le sol carrelé. La froideur du sol contrastait violemment avec la chaleur brûlante qui régnait entre ses cuisses - une chaleur constante maintenant, comme un feu de camp mal éteint qui couvait en permanence. Le virus Vénus-9 avait achevé sa colonisation de son système nerveux. Chaque neurone, chaque synapse liée au plaisir sexuel était maintenant sous contrôle étranger.

Elle avait perdu le compte des hommes. Dix ? Douze ? Quinze ? Chaque pénétration se mélangeait avec les autres dans son esprit en lambeaux. Ce n'étaient plus des individus mais des fonctions : une bouche ici, une bite là, des mains partout. Des objets chargés de désir qui utilisaient son corps comme un moyen vers leur satisfaction.

Son vagin était devenu un espace public. Ouvert, disponible, toujours lubrifié. Les muscles qui auraient dû se contracter pour se refermer restaient relâchés, comme si le virus avait désactivé ce mécanisme de défense basique. Quand elle marchait, elle sentait l'air frais du magasin circuler en elle - une sensation étrange, presque vertigineuse.

Elle atteignit l'allée centrale - un large couloir qui menait directement aux caisses et à la sortie. Ici, la lumière était plus vive, les néons blancs éclatants révélaient chaque détail de son corps souillé. Elle s'arrêta un instant, cherchant son souffle. Ses mains tremblantes remontèrent instinctivement vers sa poitrine - non pas pour se couvrir, mais pour palper la chair douloureuse. Ses seins étaient lourds, sensibles au point que le simple frottement de l'air contre les mamelons provoquait des picotements dans son bas-ventre.

C'est alors qu'elle le vit. Un homme, seul, assis sur un présentoir renversé près des caisses automatiques. Il avait peut-être trente-cinq ans, était habillé d'un jean et d'un t-shirt noir déchiré. Il la regardait approcher avec une intensité qui manquait de la frénésie habituelle. Ses yeux semblaient plus lucides, comme s'il luttait encore contre le virus.

Ema hésita. Elle pourrait peut-être le contourner. Prendre par les caisses manuelles à gauche. Mais avant qu'elle ne puisse décider, il se leva.

"Attends," dit-il, sa voix rauque mais contenue.

Il s'approcha lentement, comme on approche d'un animal sauvage. Ses yeux ne quittaient pas les siens. "Tu... tu vas où comme ça?"

Ema ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun son n'en sortit. Sa gorge était trop irritée, trop utilisée. Elle désigna simplement la sortie du menton.

L'homme hocha la tête. "Moi aussi. Je veux sortir." Il jeta un regard autour de lui, vers les formes qui bougeaient dans la pénombre des rayons. "C'est de la folie. Je... je ne sais pas ce qui se passe."

Il semblait différent. Moins contaminé peut-être. Ou simplement plus résistant.

Ema fit un pas vers lui, un espoir fou naissant en elle. Peut-être qu'ensemble...

Mais au moment où elle s'approcha à moins d'un mètre, son odorat perçut l'odeur musquée du désir masculin. Et son propre corps réagit avant même que son esprit ne comprenne.

Un flot chaud de lubrification supplémentaire jaillit de son vagin, coulant le long de ses cuisses avec un sifflement presque audible.

L'homme regarda le liquide frais se mêler au sperme séché sur ses cuisses. Ses pupilles se dilatèrent brusquement. La lutte interne qu'elle avait perçue dans ses yeux sembla se résoudre d'un coup.

"Putain," murmura-t-il, plus pour lui-même que pour elle. "T'es... tu es tellement..."

Il fit un pas en avant. Puis un autre. Plus vite maintenant.

Ema recula, comprenant trop tard qu'elle venait de déclencher ce qu'elle cherchait à éviter. Son propre corps l'avait trahie à nouveau.

L'homme ne courait pas. Il marchait avec une détermination implacable. Quand il fut à sa portée, il tendit une main et lui agrippa le bras. Pas brutalement. Juste fermement.

"Je suis désolé," dit-il, et il semblait sincère. "Je ne peux pas... Je ne PEUX pas."

Il la poussa contre le mur près des caisses automatiques. Le béton froid heurta son dos nu. Il l'embrassa - pas avec la brutalité des autres, mais avec une urgence désespérée. Sa langue chercha la sienne, doucement presque.

Pendant ce baiser, ses mains descendirent le long de son corps. S'arrêtèrent à ses hanches. Puis entre ses cuisses.

Il toucha son vagin ouvert, passa un doigt à l'intérieur, le ressortit couvert du mélange multicolore (blanc du sperme, transparent de sa lubrification, peut-être un peu de rose pâle de sang résiduel).

"Tu es tellement mouillée," murmura-t-il dans son cou. "Tellement prête."

Il se recula suffisamment pour baisser son jean et son caleçon. Son pénis émergea - de taille moyenne mais épais, déjà ruisselant de pré-éjaculat.

Ema ferma les yeux. Elle n'allait pas résister. À quoi bon? Son propre corps le voulait de toute façon. Elle sentait déjà la chaleur monter en elle, comme une vieille connaissance désagréable mais familière.

Il la souleva légèrement, l'installa sur le rebord d'une caisse automatique désactivée. La surface en plastique froid sous ses fesses la fit frissonner. Il écarta ses jambes, les plaçant de chaque côté de ses hanches.

Puis il pénétra.

Lentement. Très lentement. Comme s'il savourait chaque millimètre.

Et pour la première fois depuis le début de cet enfer, Ema regarda vraiment le visage de l'homme qui la prenait. Il avait les yeux fermés, une expression de douleur et de plaisir mêlés. Des larmes coulaient sur ses joues.

"Je ne veux pas faire ça," sanglota-t-il entre deux poussées lentes. "Je ne veux pas... mais je ne peux pas m'arrêter."

Il bougeait avec un rythme régulier, profond. Ses mains tenaient ses hanches avec une tendresse étrange comparée à la brutalité des autres.

Ema sentait son propre corps répondre. Bien sûr. Toujours. La chaleur. Les picotements. Le début des contractions.

"Je m'appelle David," dit l'homme soudain, ouvrant les yeux. Ils étaient bleus, injectés de sang. "David. Souviens-toi de moi. S'il te plaît."

Elle hocha faiblement la tête.

Il accéléra légèrement. "Je suis désolé. Je suis tellement désolé."

Et c'est alors qu'Ema fit quelque chose d'inattendu. Elle posa une main sur sa joue. Un geste presque tendre. Une reconnaissance qu'il était, lui aussi, une victime.

Le contact sembla le briser. Son visage se décomposa. Il enfonça une dernière fois, profondément, et explosa.

Les spasmes de son orgasme furent violents, convulsifs. Il pleurait vraiment maintenant, des sanglots secs qui secouaient tout son corps.

Quand il finit, il resta enfoncé en elle un long moment, la tête baissée sur son épaule, pleurant silencieusement.

Puis il se retira lentement, avec une délicatesse qui contrastait avec tout ce qu'elle avait connu jusqu'à présent.

"Merci," murmura-t-il en se rhabillant. "Et... encore désolé."

Il partit en titubant vers la sortie, sans se retourner.

Ema resta assise sur la caisse automatique, le sperme de David rejoignant les autres à l'intérieur d'elle. Elle regarda ses mains. Elles tremblaient moins. Étrangement.

Mais le répit fut bref.

Des bruits de pas arrivèrent de sa droite. Plusieurs personnes. Elle tourna la tête et en vit quatre - deux hommes, deux femmes - sortir du rayon des boissons. Ils étaient tous habillés, mais désordonnés - chemises déboutonnées, jupes retroussées.

Ils la virent immédiatement.

"Regardez !" s'exclama l'une des femmes, pointant un doigt vers Ema.

Ils s'avancèrent en groupe. L'un des hommes, grand et imposant, prit les devants.

"Sur le sol," ordonna-t-il. "À quatre pattes."

Ema obéit. Elle glissa de la caisse automatique, se mit à genoux sur le sol froid. Puis sur les mains et les genoux. La position était humiliante mais elle y était maintenant tellement habituée que c'était presque une posture de repos.

Le grand homme vint derrière elle. Il abaissa son pantalon, prit position. Elle sentit son gland chercher l'entrée, la trouver facilement.

Il pénétra d'un seul coup puissant.

Clap.

Le son résonna dans l'espace vide des caisses.

Pendant qu'il commençait à bouger - des coups profonds et réguliers - l'autre homme vint se placer devant son visage. Il sortit son pénis, le présenta à ses lèvres.

"Ouvre grand," dit-il.

Elle ouvrit la bouche. Il y glissa son gland, puis plus profondément.

Ainsi elle se retrouva à nouveau doublement pénétrée - une spécialité qui semblait plaire particulièrement aux groupes.

Les deux femmes regardaient, fascinées. L'une d'elles s'approcha, s'accroupit sur le côté pour mieux voir le point où le pénis de l'homme entrait et sortait du vagin d'Ema.

"Regarde comme ça coule à chaque fois qu'il sort," murmura-t-elle à sa compagne.

L'autre femme hocha la tête, une main glissée dans son propre pantalon. "Elle doit en avoir pris au moins dix."

"Douze maintenant," corrigea la première.

Le grand homme derrière Ema accélérait. Ses coups devenaient plus violents. Elle était poussée en avant à chaque impact, le pénis dans sa bouche s'enfonçant plus profondément, lui faisant toucher le fond de sa gorge.

Elle commença à s'étouffer. Des larmes coulèrent de ses yeux.

L'homme devant elle semblait apprécier cette contraction de sa gorge. Il grogna de plaisir.

Et puis, comme toujours maintenant, cela arriva.

La vague. L'orgasme.

Elle sentit les premières contractions dans son vagin. Puis elles se propagèrent - à son ventre, à ses cuisses, jusqu'à ses orteils.

Un gémissement étouffé lui échappa, vibra autour du pénis dans sa bouche.

Le grand homme derrière elle sentit les contractions. "Oh oui... c'est ça... viens pour moi..."

Il accéléra encore, devint presque frénétique.

Elle eut un deuxième orgasme. Puis un troisième. Ils s'enchaînaient maintenant presque sans pause, comme si son corps avait découvert un interrupteur qu'il ne pouvait plus éteindre.

L'homme devant elle atteignit son point culminant en premier. Il s'enfonça au plus profond de sa gorge et jouit. Le sperme jaillit directement dans son œsophage. Elle avala par réflexe, mais il y en avait trop. Une partie ressortit par son nez en jets blancs.

Il se retira en titubant, satisfait.

Le grand homme derrière elle dura encore une minute, profitant de ses contractions successives, puis explosa à son tour. Elle sentit le sperme chaud - encore, toujours plus - remplir son vagin déjà surchargé.

Quand il se retira, le flot qui suivit fut impressionnant. Pas un filet, pas une cascade, mais un véritable flot. Comme si une vanne s'était ouverte.

Ema resta à quatre pattes, haletante, du sperme coulant de sa bouche et de son nez, de son vagin, formant trois ruisseaux distincts sur le sol.

Les deux femmes s'approchèrent alors. Elles échangèrent un regard, puis la première s'accroupit derrière Ema.

"Les filles aussi peuvent jouer," dit-elle doucement.

Ema sentit des doigts sur ses fesses, écartant ses joues. Puis quelque chose de différent - pas un pénis, mais... un doigt? Non, plus large. Un godemiché? Non...

C'était la femme elle-même. Elle utilisait un godemiché qu'elle avait dû trouver quelque part - un objet en plastique rose vif qui semblait presque absurde dans ce contexte.

Elle pressa l'extrémité contre l'anus d'Ema, poussa.

Ema gémit. C'était douloureux - malgré toute la lubrification naturelle et artificielle, son anus n'était pas aussi préparé que son vagin.

Mais la femme insista. Poussa plus fort.

Et finalement, cela céda. Le godemiché s'enfonça en elle.

La femme commença à bouger, imitant les mouvements des hommes. Pendant ce temps, l'autre femme vint devant Ema. Elle aussi avait un jouet - plus petit, en forme de langue.

"Ouvre," dit-elle.

Ema ouvrit la bouche, s'attendant à ce qu'elle y mette le jouet. Mais non. La femme s'agenouilla plutôt, plaça le jouet contre son propre sexe, et commença à se caresser avec devant le visage d'Ema.

"Regarde," murmura-t-elle. "Regarde-moi jouir."

Ema regarda. La femme se masturbait frénétiquement, les yeux fixés sur les siens. Elle atteignit rapidement l'orgasme, gémissant, son corps se raidissant.

Pendant ce temps, la femme derrière elle avec le godemiché accélérait. Elle n'était pas aussi forte qu'un homme, mais elle était déterminée.

Ema sentit... quelque chose. Une nouvelle sensation. Le godemiché dans son anus stimulait des zones différentes. Et contre toute attente, cela aussi déclenchait une réponse.

Un nouvel orgasme monta en elle. Différent. Plus profond, moins centré sur le vagin. Elle cria - un vrai cri cette fois, sans rien pour l'étouffer.

La femme avec le godemiché sentit les contractions anales. "Oh! Elle a aimé ça!"

Elle accéléra, cherchant à provoquer d'autres réactions.

Ema eut un deuxième orgasme. Puis un troisième. Son esprit flottait quelque part, dissocié, observant son corps réagir à des stimuli qu'elle n'aurait jamais imaginés.

Quand les deux femmes finirent (elles n'éjaculaient pas évidemment, mais elles eurent leurs propres orgasmes), elles se retirèrent, satisfaites.

"Merci, ma belle," dit la première en caressant les cheveux d'Ema. "Tu es vraiment une bonne fille."

Elles partirent, la laissant à quatre pattes sur le sol.

Le temps passa. Combien? Ema ne savait plus. Elle resta dans cette position, incapable de bouger. Son corps entier tremblait de façon incontrôlable. Les orgasmes successifs l'avaient vidée de toute énergie.

Elle regarda vers la sortie. Vingt mètres peut-être. Pas plus.

Mais entre elle et la sortie, elle voyait d'autres formes. D'autres personnes contaminées qui erraient dans le magasin. Certaines étaient seules. D'autres en groupe. Toutes chercheraient à l'utiliser si elles la voyaient.

Elle devait continuer. Elle LE DEVRAIT.

Avec un effort surhumain, elle se remit debout. Ses jambes étaient comme de la guimauve. Elle dut s'appuyer contre une caisse automatique pour ne pas retomber.

Le sperme coulait toujours. Maintenant c'était un ruisseau presque continu. Elle regarda entre ses jambes. Son vagin était ouvert, rougi, comme une fleur trop mûre. De l'intérieur sortait ce mélange blanc crémeux qui semblait inépuisable.

Elle fit un pas. Puis un autre.

Chaque pas faisait bouger le liquide à l'intérieur d'elle. Chaque pas faisait couler un peu plus.

Elle avançait lentement, comme un animal blessé. Sa trajectoire était marquée par la traînée blanche derrière elle - un chemin de sperme qui serpentait à travers le magasin, reliant tous les endroits où on l'avait prise.

Dix mètres. Elle était à mi-chemin des caisses.

C'est alors qu'elle entendit des bruits de pas rapides derrière elle. Plusieurs paires de pieds. Courant.

Elle tourna la tête trop tard.

Une main l'agrippa par le bras. Une autre par la taille. Elle fut soulevée du sol, portée vers un espace plus ouvert près des caisses manuelles.

C'était un groupe. Cinq, six hommes peut-être. Tous contaminés. Tous avec cette lueur dans les yeux.

"On l'a trouvée!" cria l'un d'eux.

"Parfaite!" répondit un autre.

Ils la déposèrent sur le comptoir d'une caisse manuelle. La surface était dure, froide. Ils l'allongèrent sur le dos, écartèrent ses jambes.

Le premier homme s'avança. Il était déjà nu de la taille aux pieds. Son pénis était impressionnant - le plus grand qu'elle ait vu jusqu'à présent.

"Regardez ce trou," dit-il en désignant son vagin ouvert. "On peut y mettre le poing."

Il ne plaisantait pas. Il approcha non pas son pénis, mais sa main. Ses doigts d'abord, puis toute la main.

Ema cria quand il commença à s'enfoncer. C'était trop. Bien trop. La douleur fut intense, déchirante.

Mais le virus était plus fort que la douleur. Après quelques secondes, la douleur se transforma. Devint... autre chose. Une plénitude extrême. Une stimulation intense.

L'homme bougeait sa main à l'intérieur d'elle, cherchant quelque chose. Elle sentait ses doigts, sa paume, son poignet.

Et son corps répondit. Bien sûr. Toujours.

Un orgasme la frappa - le plus violent jusqu'à présent. Son corps se cambra, se raidit. Elle cria, un cri qui venait du plus profond de ses entrailles.

L'homme sourit. "Elle aime ça."

Il retira sa main - lentement, faisant un bruit de succion humide. Puis il la remplaça par son pénis.

Et ainsi commença la dernière session. La plus longue. La plus intense.

Un homme après l'autre. Parfois deux en même temps. Parfois trois. Ils utilisaient tous ses orifices. Ils expérimentaient différentes positions. Ils parlaient entre eux, discutaient de ce qu'ils faisaient, comme des scientifiques menant une expérience.

"Essaye par-derrière pendant qu'elle est sur le côté."

"Non, mets-la en levrette, comme ça on peut voir son cul."

"Tiens-lui les seins, pince les mamelons."

Ema n'était plus là mentalement. Elle flottait. Observait de haut. Comptait les orgasmes. Douze? Quinze? Vingt?

Son corps était devenu une machine à plaisir. Une usine à orgasmes. Chaque pénétration déclenchait une réponse. Chaque stimulation produisait une contre-réaction.

Les hommes jouissaient en elle, sur elle. Le sperme s'accumulait. Formait des flaques sur le comptoir de caisse. Débordait sur le sol.

Elle perdit la notion du temps. Peut-être une heure. Peut-être deux.

Finalement, les hommes commencèrent à se fatiguer. L'un après l'autre, ils s'éloignèrent, satisfaits, épuisés.

Le dernier était un jeune homme, peut-être vingt-cinq ans. Il la prit une dernière fois, lentement, presque tendrement.

"Tu es incroyable," murmura-t-il en bougeant en elle. "La meilleure."

Il jouit, resta un moment enfoui en elle, puis se retira.

Et puis... le calme.

Ema resta allongée sur le comptoir de caisse. Autour d'elle, les hommes partaient, disparaissaient dans le magasin. Elle était seule.

Elle tourna la tête. La sortie était là. À cinq mètres. La grande porte vitrée. La liberté.

Elle glissa du comptoir, atterrit sur ses pieds. Ses jambes tremblaient, mais elles la portaient.

Elle avança. Un pas. Deux pas. Trois pas.

Le sol était glissant de sperme. Le sien. Celui des autres.

Quatre pas. Cinq pas.

Elle était devant la porte. La vitre reflétait son image - une fille nue, couverte de fluides, les cheveux en bataille, le visage vide.

Elle tendit une main. Toucha la poignée.

Poussa.

La porte s'ouvrit.

L'air frais de la nuit lui frappa le visage.

Elle était sortie.

La porte si proche, si loin

L'air nocturne frappa le visage d'Ema comme une gifle salvatrice. Elle se tenait debout sur le seuil du supermarché "Marché Frais", un pied encore à l'intérieur du cauchemar climatisé, l'autre posé sur le béton tiède du parking.

Derrière elle, le magasin continuait son ballet obscène - des gémissements étouffés parvenaient encore à ses oreilles, des bruits de corps qui se heurtaient, des cris de jouissance mêlés à des pleurs. Devant elle s'étendait le vaste parking désert, éclairé par des réverbères à vapeur de sodium qui projetaient des ombres orangées sur le bitume.

Elle était sortie. Physiquement, elle avait franchi la porte vitrée. Mais psychologiquement, elle était toujours prise au piège.

Son corps, nu et couvert de séchages blancs, frissonna sous la brise nocturne. La température extérieure devait être d'environ 15 degrés - un froid relatif après la chaleur étouffante du magasin. Ses mamelons durcirent immédiatement, pointant droit devant elle comme des boutons de douleur. La chair de poule se propagea sur ses bras, son ventre, ses cuisses.

Elle jeta un regard derrière elle, par-dessus son épaule. À travers la vitre, elle aperçut des formes bouger dans la pénombre - des silhouettes qui s'accouplaient contre les caisses, sur les tapis roulants, par terre. Personne ne semblait l'avoir vue partir. Ou peut-être ne se souciaient-ils plus d'elle, maintenant qu'ils avaient obtenu ce qu'ils voulaient.

Elle fit un pas complet sur le parking. Le béton était rugueux sous la plante de ses pieds nus, parsemé de petits gravillons qui lui piquaient la peau. Elle avança lentement, titubante, comme un animal sauvage relâché après des années de captivité.

Chaque pas était une bataille. Ses jambes tremblaient avec une violence qui faisait vibrer tout son corps. Les muscles de ses cuisses - surutilisés, endoloris - protestaient à chaque mouvement. Son bassin lui envoyait des douleurs sourdes et profondes, comme si ses os s'étaient déplacés pendant les heures de pénétration répétée.

Et cela coulait. Toujours. Le flot de sperme qui s'échappait de son vagin ouvert n'avait pas diminué. Si quelque chose, il semblait s'être accru. Maintenant qu'elle était debout, la gravité travaillait contre elle. Le mélange blanc crémeux - un cocktail de peut-être vingt éjaculations différentes - coulait le long de ses cuisses en deux ruisseaux parallèles, traçant des chemins brillants sur sa peau sale.

Drip. Drip. Drip.

Le son était presque musical maintenant. Un métronome macabre qui marquait son avancée à travers le parking.

Elle regarda autour d'elle, cherchant sa voiture. Un vieux modèle d'une dizaine d'années, rouge, garé à l'extrémité nord du parking. Elle l'aperçut à environ cinquante mètres. Cinquante mètres de béton exposé, sans abri, sans couverture.

Elle inspira profondément, rassemblant ses dernières forces, et se mit en marche.

Les premières dizaines de mètres furent les plus difficiles. Chaque pas l'éloignait physiquement du magasin, mais mentalement, elle y était toujours. Elle revoyait les visages des hommes. Sentait encore leurs mains sur sa peau. Goûtait encore le mélange de spermes dans sa bouche.

Elle avançait en ligne droite, ses seins se balançant lourdement avec chaque mouvement. Sans soutien-gorge, le balancement était prononcé - un mouvement pendulaire presque comique qui aurait été érotique dans un autre contexte. Ses mamelons, déjà sensibles, frottaient contre l'air froid, contre les filets de sperme séché sur sa poitrine. Chaque frottement envoyait un petit signal électrique à son bas-ventre - un rappel constant que son corps n'était plus vraiment le sien.

Elle atteignit le premier lampadaire. Sa lumière orangée l'enveloppa, révélant chaque détail de son corps souillé dans une clarté cruelle. Elle regarda ses propres mains - couvertes de séchages blancs, les ongles cassés, les jointures éraflées. Elle les tourna, les examina, comme si elles appartenaient à quelqu'un d'autre.

Vingt mètres parcourus. Trente à faire.

Elle jeta un coup d'œil derrière elle. Le magasin semblait calme maintenant, presque normal. Seules les lumières allumées à l'intérieur indiquaient que quelque chose n'allait pas. La grande enseigne "MARCHÉ FRAIS" clignotait doucement dans la nuit.

Trente mètres. Sa voiture était plus proche maintenant. Elle pouvait distinguer les rayures sur le côté passager, le pare-brise légèrement sale.

C'est alors qu'elle l'entendit.

Un bruit de pas derrière elle. Lent. Mesuré.

Elle se figea, le cœur battant si fort qu'elle crut qu'il allait exploser. Lentement, très lentement, elle tourna la tête.

Un homme se tenait à une dizaine de mètres derrière elle. Elle ne l'avait pas vu approcher. Il devait être sorti du magasin après elle, ou peut-être était-il déjà dans le parking. Il avait peut-être une quarantaine d'années, était habillé d'un jean et d'une veste de cuir. Il ne bougeait pas. Il la regardait simplement.

Ses yeux. Elle reconnaissait cette lueur maintenant. Cette dilatation pupillaire. Cette intensité presque animale.

Le virus. Il était contaminé lui aussi.

Ema se remit en marche, plus vite cette fois. Ses pieds nus claquaient sur le béton. Clap clap clap. Le sperme continuait à couler, laissant derrière elle une traînée pointillée blanche sur le bitume sombre.

Elle jeta un regard en arrière. L'homme suivait. Pas en courant. Juste en marchant d'un pas régulier, comme s'il savait qu'il la rattraperait de toute façon.

Quarante mètres. Sa voiture était à dix mètres. Presque là.

Elle accéléra encore, malgré la douleur dans ses jambes, malgré l'épuisement total qui menaçait de la faire s'effondrer à tout moment.

Cinq mètres. Trois. Un.

Elle arriva à sa voiture. Tendit une main tremblante vers la poignée. Tira.

Verrouillée.

Bien sûr. Elle avait verrouillé sa voiture en arrivant ce matin. Comme tous les jours. Ses clés... Où étaient ses clés ?

Dans son sac. Son sac à main. Qui était resté dans le bureau administratif. Avec ses vêtements. Avec son téléphone. Avec tout.

Elle poussa un petit cri de frustration, frappant la vitre de son poing. Le verre vibra légèrement.

Derrière elle, les pas s'étaient arrêtés.

Elle tourna la tête lentement.

L'homme se tenait à deux mètres. Il la regardait, un sourire étrange aux lèvres.

"Problème ?" demanda-t-il, sa voix calme, presque normale.

Ema ne répondit pas. Elle se pressa contre sa voiture, comme si le métal pouvait la protéger.

L'homme s'approcha d'un pas. Puis un autre. Il était maintenant à moins d'un mètre. Elle pouvait sentir son odeur - un mélange de transpiration, de cuir, et cette senteur métallique subtile du virus.

"Tu es magnifique," murmura-t-il, les yeux parcourant son corps nu. "Absolument magnifique."

Sa main se leva, lentement, comme pour ne pas l'effrayer. Il toucha son épaule. Sa paume était chaude, presque brûlante.

Ema ferma les yeux. Elle savait ce qui allait arriver. Elle le savait depuis qu'elle l'avait vu.

L'autre main de l'homme se posa sur sa hanche. Il la tourna doucement pour lui faire face à la voiture. Son ventre et ses seins pressèrent contre la carrosserie froide.

"Ne t'inquiète pas," murmura-t-il à son oreille. "Je vais être gentil."

Elle sentit ses mains descendre le long de son dos, s'arrêtant sur ses fesses. Il les écarta doucement.

Puis elle sentit quelque chose de dur et de chaud presser contre l'entrée de son vagin par-derrière.

Il ne perdit pas de temps avec des préliminaires. Il poussa, s'enfonça en elle d'un seul mouvement fluide.

Schlup.

Le bruit humide résonna dans le silence du parking.

Ema poussa un petit gémissement. Pas de douleur cette fois. Juste une résignation totale. Son vagin, complètement habitué maintenant, s'ouvrit sans résistance. Les muscles qui auraient dû se contracter restèrent relâchés. La lubrification - abondante, toujours abondante - facilita l'entrée.

L'homme gémit à son tour. "Oh oui... tu es tellement... ouverte."

Il commença à bouger. Des poussées lentes au début, puis de plus en plus rapides. Ses mains agrippèrent ses hanches, ses doigts s'enfonçant dans sa chair. À chaque mouvement en avant, il la poussait contre la voiture, faisant vibrer la carrosserie.

Clap. Clap. Clap.

Le son rythmé de leurs corps qui se heurtaient semblait incongru dans le vaste espace ouvert du parking.

Pendant qu'il la prenait par-derrière, une de ses mains remonta le long de son dos, s'arrêta sur son épaule, puis descendit sur le côté de sa poitrine. Ses doigts cherchèrent, trouvèrent un sein, le saisirent.

Il le pressa, le modela, comme s'il testait sa consistance. Puis ses doigts trouvèrent le mamelon. Il le pinça doucement d'abord, puis plus fort.

Ema gémit à nouveau. La douleur se mêlait à quelque chose d'autre. Une stimulation. Une réponse.

Son corps, bien sûr, réagit. La chaleur commença à monter dans son bas-ventre. Une chaleur familière maintenant. Une vieille connaissance qu'elle commençait à reconnaître.

L'homme sentit les premiers changements. Son vagin se contracta légèrement autour de lui.

"Tu aimes ça, hein ?" murmura-t-il, sa voix devenue rauque. "Tu aimes ça."

Il accéléra. Ses coups devinrent plus violents. Sa main sur son sein devint plus agressive - pinçant, tournant, pressant.

Ema sentit l'orgasme approcher. Inévitable. Comme toujours. Son corps avait été programmé pour cela. Chaque pénétration, chaque stimulation déclenchait la même réponse.

Elle serra les dents, essaya mentalement de résister. Mais c'était inutile. Son corps n'obéissait plus à son esprit.

La vague monta. Grandit. Devint un tsunami.

Son vagin se contracta violemment autour de la bite de l'homme - une série de spasmes puissants, rythmés.

Elle jouit. Un orgasme qui la parcourut de la tête aux pieds. Son corps entier trembla. Un cri lui échappa - court, aigu, qui se perdit dans la nuit.

L'homme, déclenché par ses contractions, grogna : "Oui! Comme ça!"

Et il explosa à son tour.

Elle sentit le sperme chaud jaillir en elle, s'ajouter au mélange déjà présent. C'était la... elle avait perdu le compte. Vingt et unième ? Vingt-deuxième ?

Il resta enfoncé en elle un moment, haletant, avant de se retirer lentement.

Quand il sortit, le flot qui suivit fut impressionnant. Une véritable cascade qui coula sur ses cuisses, sur ses mollets, sur le béton du parking.

L'homme recula d'un pas, se rhabilla. Il la regarda un instant, hocha la tête comme pour la remercier, puis tourna les talons et s'éloigna dans la nuit, disparaissant entre les voitures garées.

Ema resta appuyée contre sa voiture, pantelante. Le sperme continuait à couler. Maintenant c'était un ruisseau presque continu.

Elle regarda vers le magasin. La porte était toujours ouverte. Des formes bougeaient à l'intérieur.

Elle devait partir. Vite.

Elle se retourna, face à sa voiture. Les clés... Elle n'avait pas de clés. Mais peut-être...

Elle se souvint soudain. La cachette. Sous l'aile avant droite. Une petite boîte magnétique avec un double des clés. Une idée stupide qu'elle avait eue après avoir perdu ses clés une fois. Une idée qui pouvait maintenant la sauver.

Elle se mit à genoux (la position lui arracha un gémissement - ses genoux étaient écorchés, douloureux), passa une main sous l'aile avant droite. Chercha.

Rien.

Puis ses doigts rencontrèrent le métal froid. La boîte. Elle l'attrapa, l'ouvrit. Les clés étaient là.

Un soulagement si intense qu'elle en eut les larmes aux yeux.

Elle se releva, déverrouilla la porte, s'installa dans le siège conducteur. La sensation du cuir froid contre sa peau nue la fit frissonner. Elle referma la porte, verrouilla toutes les portières.

Sécurité. Pour la première fois depuis des heures, elle était en sécurité. À l'abri.

Elle resta assise un moment, les mains sur le volant, regardant droit devant elle à travers le pare-brise sale. Son corps entier tremblait. Pas seulement de froid maintenant. De soulagement. D'épuisement. De choc.

Puis elle tourna la clé dans le contact. Le moteur démarra avec un ronronnement familier. Les lumières du tableau de bord s'allumèrent, baignant l'habitacle d'une lueur verte douce.

Elle était libre. Elle pouvait partir. Rentrer chez elle.

Mais d'abord...

Elle baissa les yeux. Regarda son corps.

Derniers assauts avant la liberté

Le trajet de retour devrait normalement prendre vingt minutes. Ce soir, il allait en prendre le double, peut-être le triple.

Ema sortit lentement du parking, ses mains tremblantes sur le volant. Chaque bosse, chaque creux dans la route envoyait des ondes de sensations à travers son corps. Le siège de la voiture - en cuir usé mais toujours ferme - pressait contre ses fesses, son dos, ses cuisses. Et particulièrement contre son vagin ouvert.

À chaque virage, à chaque arrêt, à chaque accélération, elle sentait le sperme remuer à l'intérieur d'elle. Un mélange tiède et épais qui semblait occuper tout son bas-ventre. Elle se demanda combien il y en avait exactement. Des millilitres ? Des décilitres ? Peut-être même plus.

Elle jeta un coup d'œil dans le rétroviseur. Son visage y était reflété - pâle, les yeux cernés, les cheveux emmêlés et collés par endroits. Une trace blanche séchée courait du coin de sa bouche jusqu'à son menton. Elle porta une main à son visage, essuya la trace. Ses doigts ressortirent collants.

Elle les regarda. Puis, presque machinalement, elle les porta à ses lèvres. Les lécha.

Le goût était familier maintenant. Salé. Légèrement amer. Une saveur qu'elle connaissait trop bien après avoir goûté le sperme d'au moins une douzaine d'hommes différents.

Elle frissonna, mais pas de dégoût. De... quelque chose d'autre. Une reconnaissance. Une familiarité.

La voiture descendit une petite colline, et la pression sur son bassin augmenta. Elle sentit une nouvelle vague de sperme s'échapper de son vagin, couler sur le siège en cuir.

Ploc.

Le son était audible même par-dessus le ronronnement du moteur.

Elle regarda le siège. Une flaque blanche commençait à se former sous elle, brillant faiblement à la lumière des réverbères qui défilaient.

Elle devait faire quelque chose. Elle ne pouvait pas rentrer chez elle comme ça. Mais quoi ? S'arrêter quelque part ? Où ? Et faire quoi ?

Elle passa devant un petit parc désert. Sans réfléchir, elle tourna le volant, s'engagea sur le chemin de gravier qui menait à une aire de stationnement généralement utilisée par les joggeurs le matin.

Personne. Le parc était vide. Seul le bruit des criquets brisait le silence.

Elle coupa le moteur. Le silence qui suivit fut presque assourdissant.

Dans le calme relatif, elle pouvait entendre son propre souffle - rapide, saccadé. Et autre chose... un gargouillis léger, humide, venant de son bas-ventre.

Elle ouvrit la portière, sortit de la voiture. L'air nocturne était encore plus froid ici, près des arbres. Elle frissonna violemment, ses seins se soulevant avec le mouvement.

Elle contourna la voiture, ouvrit la portière arrière. Peut-être y avait-il quelque chose qu'elle pourrait utiliser pour... pour quoi, exactement ? Pour se nettoyer ? Pour se couvrir ?

Il n'y avait rien. Juste un vieux pull oublié sur la banquette arrière. Elle le prit, le déplia. C'était un gros pull en laine grise, un de ceux qu'elle gardait pour les jours particulièrement froids.

Elle le porta à son visage, le respira. Il sentait son propre parfum - doux, floral - mélangé à l'odeur de la laine. Une odeur normale. Une odeur d'avant.

Des larmes lui montèrent aux yeux. Elle s'appuya contre la voiture, laissant le pull tomber par terre.

Puis elle baissa les yeux. Regarda ce qui coulait.

Le flot était continu maintenant. Comme si une vanne s'était ouverte et ne pouvait plus se fermer. Le sperme coulait le long de ses cuisses, formant deux ruisseaux parallèles qui se rejoignaient derrière ses genoux, continuaient vers ses mollets, ses chevilles, pour finalement goutter sur le gravier.

Drip. Drip. Drip.

Chaque goutte formait une petite tache blanche sur les cailloux gris.

Elle tendit une main, passa un doigt le long de sa cuisse intérieure, recueillant une bonne quantité du mélange. Elle regarda le liquide blanc crémeux sur son doigt. Le porta à son nez. L'odeur était forte - musquée, animale.

Puis à ses lèvres.

Elle goûta.

Salé. Légèrement sucré sur la fin. Une texture épaisse, collante. Pas aussi mauvais qu'elle l'aurait cru. En fait... ce n'était pas mauvais du tout.

Elle en prit plus sur deux doigts cette fois, les porta à sa bouche, les suça lentement. Le goût se développait en plusieurs couches - d'abord le sel, puis une amertume légère, puis une sorte de douceur résiduelle.

Elle en prit encore. Et encore.

Pendant qu'elle goûtait ainsi son propre viol, son corps réagit. Bien sûr. Le simple fait de se toucher, de goûter le sperme, déclencha une réponse.

Une chaleur monta dans son bas-ventre. Cette chaleur familière.

Elle laissa tomber sa main, haletante. Non. Pas ça. Pas maintenant. Pas seule.

Mais c'était trop tard. L'orgasme approchait. Inévitable.

Elle s'appuya contre la voiture, écarta légèrement les jambes. Son vagin se contracta, libérant une nouvelle vague de sperme.

Et elle jouit. Seule, dans la nuit, appuyée contre sa voiture dans un parc désert.

L'orgasme fut court mais intense. Des spasmes qui la firent trembler des pieds à la tête. Un gémissement lui échappa, se perdit dans la nuit.

Quand ce fut fini, elle resta appuyée contre la voiture, pantelante. Le sperme continuait à couler. Maintenant c'était presque un ruisseau.

Elle regarda le sol. Une petite flaque s'était formée à ses pieds.

Elle devait rentrer. Vite.

Elle ramassa le pull, s'essuya rapidement avec - un geste inutile car elle était trop sale, trop couverte. Puis elle s'installa de nouveau dans la voiture, reprit la route.

Le reste du trajet se déroula dans un brouillard mental. Elle conduisait machinalement, suivant les rues familières, les feux, les panneaux. Son esprit flottait quelque part, dissocié de son corps.

Elle arriva enfin devant son immeuble - un bâtiment de trois étages dans une rue calme du troisième arrondissement. Elle se gara dans sa place habituelle, coupa le moteur.

Le silence retomba.

Elle était chez elle. En sécurité.

Elle sortit de la voiture, traversa le trottoir, ouvrit la porte de l'immeuble avec son digicode. L'escalier lui parut une montagne infranchissable. Elle le monta pourtant, une marche après l'autre, s'appuyant à la rampe.

Arrivée à son étage, elle sortit ses clés (celles de l'appartement étaient sur le même porte-clés que celles de la voiture, heureusement), ouvrit sa porte.

Et entra chez elle.

Fin du chapitre 1